01 septembre 2008

Un trip sous ACIDD

Je participe cette année à l'Université d'Eté de la Communication pour le Développement Durable organisée au Château de l’Environnement à Buoux les 11 et 12 septembre prochains. Aux participants était demandé une contribution à la question « Quelle perspective à 10 ans pour la communication et développement durable? ». En voici la mienne.

Les communicants ont raté le premier train du DD. Pour rattraper leur retard ils sont tentés de monter dans le premier TGV (Tendance de Grande Vertu) venu sans savoir où il va. Par exemple, vouloir marketer rapidement une offre DD pour les agences ou vouloir très vite communiquer sur son DD pour les annonceurs n’a de sens que si elle est une étape (initiatique et pédagogique) du voyage mais pas sa destination finale.

La communication responsable ne peut se résumer à une niche marketing ou à une opportunité commerciale ; c’est une tendance de fond pérenne et structurelle qui devrait être dans les 10 ans (bien avant, peut-on rêver) un standard, une norme (au sens de la majorité de ses acteurs comme de celle de l’obligation).

Le changement de paradigme du DD va parfois jusqu’à remettre en question les fondements même des métiers et la justification de la communication, c’est vrai. Mais plutôt que de faire l’autruche, levons la tête et profitons de notre long cou pour être visionnaire et ré-inventer notre métier au-delà de seulement l’adapter à la marge, c’est tout le challenge mais aussi le sel des années à venir.

4 commentaires:

Guy Tozzi a dit…

C'est tellement vrai. Pas de communication DD productive et durable si l'entreprise (et ses dirigeants) n'est pas elle-même convaincue de la pertinence de ce combat. La "posture" écolo relève souvent de l'imposture, et les consommateurs ne s'y trompent pas. Si le message DD ne s'adosse pas à une authentique culture d'entreprise, cela se voit au fil du temps. Mieux vaut s'abstenir.

Alice a dit…

Merci de partager ta contribution c'est assez dd comme démarche!
Une communication responsable c'est avant tout une volonté de transparence, un choix de fournir une information claire, simple, complète et ne prêtant pas à confusion à ses clients.
Une entreprise qui n'est pas prête à toucher a ses fondements pour adopter une approche plus durable peut tout de même avoir une communication responsable. Cela ne lui donnera pas la flexibilité nécessaire pour s'adapter aux changements de son temps mais cela lui évitera le désaveu assuré de ses clients que provoque le greenwashing.
Bon remue méninge sous acidd, j'espère qu'on aura le droit à un compte rendu.

Alice

Christophe a dit…

N'oublions pas toutefois que l'entreprise ou la collectivité qui veut mettre en place une communication plus responsable doit avoir une véritable stratégie de développement de son business modèle ou de son territoire responsable pour contribuer au développement durable ! Sinon la communication ne servira que de cache misère que la parties prenantes critique ne manqueront pas de lever avec toutes les conséquences prévisibles pour la réputation et la crédibilité de l'entreprise...La communication est par nature trop éphémère pour résister au développement durable sauf il est se veut intelligente, visionnaire, stratégique et prospective !

Anonyme a dit…

Bonjour!

Il semble que nous partagions le même intérêt pour le développement durable, je vous invite donc à prendre connaissance d’une rencontre-débat sur le thème de la culture et du développement durable qui se tiendra le lundi 15 décembre au Théâtre du Rond Point à Paris :

http://utopiades.areneidf.org/2008/12/

Bonne continuation,
D.R.