
Non, je n’ai pas cédé aux affres d’une expérience houellebecquienne dans les campings de la côte cet été mais simplement à une panne de chauffeau électrique. La panne étant intervenue le vendredi de notre fête nationale je compris assez vite qu’il me faudrait faire avec, ou plutôt sans d’ailleurs, pendant quelques jours.
J’ai tout d’abord redécouvert les bienfaits vivifiants de l’eau froide, même si aux dires de ma moitié, mes onomatopées sous la douche ressemblaient plus à celles de Loana dans sa piscine !
Mais vaisselle grasse et cheveux sales (et vice versa) se lavent quand même mieux à l’eau chaude … l’occasion toute trouvée de précipiter un atelier ludo-pédagogique que je m’étais promis de faire avec les enfants après avoir vu fonctionner le four solaire de l’Espace Info Energie du 12ème (Paris) et lu un article dans la revue pour enfants
Coccinelle.
Comble de chance, juillet rime cette année avec 40°. J’ai commencé tout bêtement à remplir une bonbonne de 5 litres d’eau et je l’ai laissée en plein soleil quelques heures. Eh bien oui, elle est chaude et même très chaude ! J’ai ensuite amélioré le système en peignant en noir ma bonbonne puis fabriqué une alcove concave pour concentrer les rayonnements (en découpant la moitié d’un bidon métallique et en l’habillant de papier d’alu).
J’ai donc survécu* pendant 5 jours avec mes 2 fois 5l d’eau chaude solaire par jour. Que l’on y fait alors attention à son eau chaude ! On pense sa vaisselle à 2 fois, on la rationalise. On hiérarchise sa toilette, on recycle son eau peu sale, …
Ca en fera sûrement sourire quelques-uns mais me laver les cheveux avec MON EAU CHAUDE m’a donné fierté et plaisir comme la première fois que j’ai … fabriqué du pain de mes petites mains. Et après la réparation du chauffeau, j’ai continué à «produire» mon eau chaude.
* je prends cette expérience à sa juste valeur pédagogique, je sais, ou plutôt je ne sais pas, ce que peut être la difficulté de ceux dont c’est le quotidien de ne pas avoir accès à l'eau chaude courante.