29 janvier 2007

J'ai 5 secondes pour vous dire que ...


MOV01921
Vidéo envoyée par jjetdd
... le 1er Février je participe à l'opération "5 minutes de répit pour la planète".
Merci à mon équipe de tournage : Juju pour la voix et Capu pour la prise de vue !

2 blogs sinon rien

J'entame ce jour une collaboration avec la version électronique d'Economie matin en y tenant un deuxième blog.

En voici le premier papier ...

J’ai 5 minutes pour vous dire que … ça chauffe !

Aujourd’hui lundi 29 janvier le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) commence à se réunir à Paris pour son quatrième rapport d’évaluation et … malheureusement nous savons déjà que les conclusions de ce nouveau rapport, qui sera rendu publique le 1er février, seront plus pessimistes que celles de celui de 2001 qui prévoyait déjà une augmentation de la température moyenne mondiale à la surface de 1,4 à 5,8°C entre 1990 et 2100 et une augmentation du niveau moyen de la mer comprise entre + 0,09 et à + 0,88 m...

A cette occasion, pour attirer l’attention des politiques, notamment des candidats à la présidentielle mais aussi de celle des citoyens, sur la situation climatique mondiale, l’Alliance pour la Planète (un regroupement de 70 associations environnementales et ONG) a initié l’opération « 5 minutes de répit pour la planète » et demande à tous d’éteindre symboliquement lampes et veilles électriques le 1er février 2007 de 19h55 à 20h. Si la mobilisation est à la hauteur de la déferlante d’e-mails annonçant cette initiative depuis quelques semaine, on peut penser à un large succès médiatique de cet événement.

Même si cette opération n’a pas pour but d’économiser de l’énergie ou de réduire nos émissions de gaz à effet de serre pendant 5 minutes ce jour-là, on ne pourra s’empêcher de se rappeler qu’un soir de 1977, en plein choc pétrolier, Roger Gicquel – La France a peur - demandait aux téléspectateurs qui regardaient son journal télévisé d’éteindre toutes les lampes de leur domicile alors que l’inénarable Michel Chevalet nous montrait l’énorme (175 millions de kwh) et subite baisse de la consommation électrique globale engendrée par toutes ces petites économies.

Jacques Chirac semble vouloir aussi profiter de la réunion du GIEC pour relancer le projet français d’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement (ONUE) … espérons que cette fois il viendra avec une lance à incendie car la maison brûle toujours et encore plus fort. En la matière crier au feu n’est plus un acte de bravoure, seul avoir le courage de l’éteindre sera peut-être de la bravitude !

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28 janvier 2007

Un goût de chiottes

A en croire la dernière publicité de Cristaline, boire l’eau du robinet pourrait s’apparenter à boire l’eau des toilettes* …

A l’heure de la communication responsable, cette campagne montre le chemin qu’il reste encore à parcourir pour certains mais c’est aussi un signe d’espoir au vu de la mobilisation citoyenne qu’elle a engendrée. Cette publicité a réussi l’exploit de regrouper contre elle de nombreuses associations (France Nature Environnement, WWF, Agir pour l'environnement, le Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets , la Confédération Nationale du Logement, Résistance à l'Agression Publicitaire, …) jusqu’à la Mairie de Paris et au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable ! Tous se sont é-levés (non pas pour Danette mais contre Cristaline) comme un seul homme pour dénoncer cette création publicitaire et même pour certains porter plainte au pénal.

Sur le fond, tout le monde sait aujourd’hui qu’en France, sauf exception locale, l’eau du robinet est parfaitement potable et extrêmement contrôlée sur tout le réseau de distribution jusqu’au robinet. Mais c’est sur la forme que l’histoire est affligeante car cette campagne est en fait une réponse du berger de Cristaline à la bergère Eau de Paris. Le patron de Cristaline avait en effet si peu apprécié l’excellente campagne du Syndicat des Eaux d’Ile de France vantant les qualités écologiques et économiques de l’eau du robinet qu’il a déclenché cette (contre) attaque. Sacrilège ! On avait osé dire au bon peuple qu’il se faisait rouler dans le PET depuis des années et qu’il pouvait boire l’eau du robinet, accessoirement entre 60 et 600 fois moins chère que l’eau en bouteille et par ailleurs non génératrice de déchets d’emballage et de Co2 lors de son transport …

Ce comportement et cette campagne sont évidemment méprisables, mais n’était-ce pas aussi de la responsabilité de l’agence de ne pas céder à ce brief aux relents d’égoûts ? Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, j’ai toujours pensé que conseiller les princes n’était pas toujours les caresser dans le sens du poil… Par ailleurs, le Bureau de Vérification de la Publicité, même s’il a rendu un avis défavorable sur cette campagne, montre une nouvelle fois les limites de son fonctionnement d’auto-régulation.

A force de vouloir trop pousser DéDé dans les toilettes, le consom’acteur français pourrait bien prendre goût au boycott !

* ceci me rappelle que certaines DDASS interdisent d'utiliser la récupération d'eaux pluviales dans les toilettes d’immeubles collectifs au motif qu’on pourrait boire l’eau des toilettes …

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19 décembre 2006

Blog-Job

Ce blog ayant été le catalyseur du lancement de mon activité professionnelle de consultant en communication et en développement durable (JJ & DD), je m'en voudrais de ne pas donner ici quelques nouvelles de cette aventure.

J'ai ainsi le plaisir d'intervenir cet hiver à l'Institut Supérieur de la Communication (Communication et Développement Durable) tout comme je le ferai fin janvier à l'ESC Clermont (Hors media et communication responsable). J'entame également une collaboration avec le goupe de formation Benchmark qui vient d'ouvrir les inscriptions d'un Séminaire (Intégrer les valeurs du Développement Durable dans sa communication) que j'animerai en mai prochain.

Et pour ceux qui ont des cadeaux en retard et qui néanmoins cherchent à donner quelque sens à cet achat, je voudrais vous dire tout le bien des Editions Elka ... que je conseille par ailleurs et qui ont sorti en cette fin d'année leur deuxième opus dans la collection les carnets de Timéo : Les dessous de l'or blanc - la face cachée de nos vêtements.

Bonne Année, bonne DD.

03 décembre 2006

JJ & DD sont des Freemen

Je suis donc entré en religion chez les Freemen. Mais quelle est donc cette secte si étrange dont le nom sonne comme un chewing gum sans sucre ?

En fait, un regroupement iconoclaste (à vous de juger) de bloggers qui partagent 2 idées. La première : le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique. La deuxième : s’attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques et particulièrement de la notion de «croissance».

Freemen est donc un réseau de blogs, dont les auteurs sont d’accord avec les affirmations ci-dessus (au moins) et s’engagent simplement à chaîner les autres. L’objectif est de donner plus de visibilité à chacun, et à l’ensemble. De donner de la voix à tous les indépendants, à tous les esprits libres. Chacun, comme le nom « Freemen » l’indique, pense et écrit toujours ce qu’il veut sur son blog … et ça m’arrange. L’ensemble de ces contenus formera petit à petit une nouvelle «chaîne», un nouveau «journal», chacun parlant de ce qu’il veut, politique certes, mais aussi art, culture, coups de cœur, n’importe quoi, etc. Pour rejoindre le réseau, il suffit, s’il on est déccord avec les principes énoncés ci-dessus d’insérer la liste « Freemen » sur son blog et de vous faire connaître de l’un d’entre eux, qui transmettra.

Homme libre toujours tu chériras … le développement durable !

24 novembre 2006

Lo be or not lobby

Comme la prostitution, les cabinets de lobbyng s’affichent aujourd’hui ostensiblement comme à Bruxelles mais cette sortie de la clandestinité ne leur donne pas pour autant une virginité.

Le lobbying n’est définitivement pas un outil de communication responsable car leur finalité est l’antinomie des fondements du développement durable et de la démocratie. Comment justifier une action qui a pour but de faire prévaloir un intérêt particulier sur l’intérêt général ? Comment accepter qu’on puisse vouloir infléchir une loi de la République (décidée démocratiquement par et pour les citoyens) au bénéfice d’un intérêt privé, en général pour des raisons de profits, souvent au détriment de l’environnement, parfois même de la santé publique ?

Des vessies pour des lanternes

Ce qui est détestable et choquant dans le lobbyng c’est bien évidemment le discours déguisé, la volonté de tromper. Les techniques utilisées par les officines spécialisées s’apparentent à celles de la guerre … fut-elle de l’information, comme le «perception management». Il est légitime et sûrement même souhaitable qu’une entreprise ait un dialogue avec élus et agents publics mais encore faut-il que cette relation soit transparente, sans arrière pensée et basée sur le respect. Cet échange sincère avec les parties prenantes est la base de toute gouvernance digne de ce nom.

Les lobbys les plus puissants et les plus fourbes sont ceux des filières et des groupements. L’union fait alors la force et dilue la faute morale entre tous : tous un peu responsable mais personne vraiment coupable, une vraie leçon de courage ! Les entreprises qui avouent, par souci d'honnéteté, avoir recours à cette pratique font en quelque sorte amende honorable mais elles feraient bien de faire l’autre bout du chemin et de cesser définitivement ces pratiques d’un autre temps.

Combien d’entreprises se targuent de leur comportement exemplaire en matière de Développement Durable et combien ont par exemple tenté de torpiller en sous-main la directive Reach ou du moins tenté de la vider de sa substantifique moelle réglementaire et contraignante ! Que ceux qui pense que je force un peu le trait prenne le temps d’aller découvrir les nominés du "Prix du Pire Lobbying de l'UE 2006"...

Le seul lobby qui trouve grâce à mes yeux c’est celui qui a pour but de protéger le citoyen, le consomateur et ses droits : un lobbying d’utilité publique en quelque sorte mais le mot lobby est alors bien mal choisi …

18 novembre 2006

Sens pour sang

On dit souvent qu’il faut laisser parler son cœur mais l’émotion n’est pas toujours bonne conseillère, il faut aussi parfois faire appel à la (sa) raison …

Je venais donc de me casser le nez sur la devanture fermée d’un point de dépôt de paniers bio de mon quartier, quand je fus attiré par l’enseigne d'un Centre de don du sang qui le jouxtait. "C'est l'occasion qui fait le larron, pourquoi pas ?" me suis-je dit. Mais assez rapidement mon coeur se mit à battre. "Non ce n'est pas une si bonne idée, une autre fois peut-être, …". Eh oui, plus hypocondriaque que moi tu meurs ! La seule vue d’une seringue ou d’une blouse blanche me fait pâlir.

Mon cerveau a heureusement repris le contrôle de la situation en me demandant de lui donner une et une seule bonne raison de ne pas pousser cette porte ... et c’est bien la Raison qui me fit finalement donner mon sang.

Capucine, ma fille de 7 ans qui commence à bien connaître Dédé vu le temps que son père passe avec lui, me dit tout à l’heure en me voyant rédiger ce billet pour mon blog «mais Papa, donner son sang, c’est pas du Développement Durable»… Ben, si quand même ma chérie, il est bien question ici de solidarité, qui est l'un des principes majeurs de Dédé (je rassure ceux que je vois sourire, j'ai utilisé d'autres mots).

Mais que la Raison ne nous empêche surtout pas d’avoir un cœur gros comme ça !

09 novembre 2006

JJ, le France-In-Terrien









Pour moi il n’y en a qu’une, c’est … France Inter. Alors ça fait d’autant plus plaisir de savoir mon blog à l'affiche de l’émission Blog à Part du 10 novembre (à lire ou à écouter).

Bienvenue donc aux France-In-Terriens qui viennent découvir le blog de JJ et DéDé. Dédé, c’est «mon ami qui vous veut du bien», mon double, ma gouvernance personnelle, bien évidemment DD comme Développement Durable. Vous l'avez compris, mon crédo, mon ambition c'est d'expliquer simplement et concrétement les enjeux de Dédé. Du réchauffement climatique au commerce équitable en passant par la maison écologique, de l'agriculture durable à l'éolien en passant par la politique, parfois au travers d'expériences ou d'anecdotes personnelles (comme celles de l'eau chaude solaire ou du compost de mes courgettes dont parle David dans sa chronique). Le tout bien sûr toujours avec un peu d'humour et en gardant un esprit critique.

Une interview/présentation réalisée par David Abiker, par ailleurs chroniqueur dans l'excellente émission Arrêt sur Images de France 5 et contributeur émérite du Big Bang Blog. Si ça c’est pas du cirage de pompe ! Une vraie pompe, à la différence de la pseudo pompe au bio-éthanol de Thierry Breton …

05 novembre 2006

Apprendre à compter libère !

La sensibilisation au développement durable passe nécessairement par la transmission et donc l’assimilation de données, de faits et chiffres, qui vont petit à petit permettre une prise de conscience.

Dans cet apprentissage il faut au préalable, selon Pierre Radanne (ancien directeur de l’Ademe et dorénavant expert indépendant), «dimensionner le problème», car en effet «apprendre à compter libère». Dans le cas du réchauffement climatique et des émissions de gaz à effets de serre, il va nous falloir apprendre à compter en dioxyde de carbone (Co2) ou en Tonne Equivalent Pétrole (tep). Apprendre par exemple qu’un an de chauffage d’un appartement c’est 1 tonne de Co2, qu’un ménage moyen français représente 15,5 tonnes de Co2 par an. Au-delà des valeurs absolues, ce sont souvent les valeurs relatives qui parlent : faire ses courses dans un supermarché de proximité c’est 60 fois moins de pétrole et d'émissions de Co2 que d’aller les faire en voiture à l’hypermarché en périphérie urbaine (4 kep – 12,6 kg de Co2 vs 251 kep – 773 kg de Co2).

Il viendra le temps où comme pour les étiquettes «énergie» de l’électro-ménager chaque produit aura son étiquette «carbone», c'est déjà le cas depuis mai 2006 pour les voitures. Certains imaginent une carte Co2 de laquelle seraient débitées les équivalences en Co2 de toutes nos consommations de la vie courante, et comme avec une carte bleue, il n’y aurait pas de découvert autorisé au-delà d’un quota qui nous serait attribué …

Avez-vous remarqué qu’on retient d’autant mieux ces chiffres, ou du moins leur ordre de grandeur, qu’ils sont surprenants ... comme celui des 5 500 milliards d’euros que coûterait à notre économie notre non prise en compte du problème du réchauffement climatique. On accepte par ailleurs d’autant mieux ces chiffres, fussent-ils déroutants, qu’ils nous sont donnés par des «autorités» rassurantes (personnalités qualifiées, experts, ONG et même parfois célébrités comme l’ex futur président des Etats-Unis !).

L’avantage de ces équations, c’est qu'elles se suffisent souvent à elles-mêmes, elles nous rendent intelligents car elles nous font déduire de façon intuitive et évidente la réponse à l’enjeu, c’est donc nous et nous seuls qui arrivons à la conclusion, à la prise de conscience et ainsi le passage à l’acte, le changement de comportement en est facilité. Un exemple personnel : j’ai été éduqué à manger de la viande à tous les repas, et bien j’en mange naturellement moins et sans effort depuis que résonne dans mon esprit les calculs du type «200 g de veau est équivalent à 50 Km en voiture en bilan carbone» ou encore «1kg de bœuf c’est 15 000 litres d’eau» …

25 octobre 2006

"Sans communication, il n’y a pas de développement durable"

Interview exclusive

Serge Orru, nouveau directeur du WWF depuis le mois de juillet, a accepté de répondre à quelques questions à l’aube de l’ouverture de la quinzième édition du Festival du Vent dont il est aussi le Président.

Communication et Développement Durable sont-ils antinomiques ?

«Sans communication, il n’y a pas de développement durable . Nous ONG, nous devons en permanence sensibiliser, convaincre, produire des arguments nouveaux, persuader, toujours démontrer et rendre désirables nos propos . Mais soyons vigilants, le développement durable ne peut être qu’un alibi marketing.»

Que répondez-vous à ceux qui disent que pour une ONG le partenariat avec les entreprises c’est vendre sa liberté de pensée ?

«Etre sans moyens c’est être dépendant des subsides publiques. Une ONG doit être puissante avec ses membres, les français doivent pouvoir soutenir les associations de leur choix. Les associations en France sont faibles en membres et en moyens : nous sommes 130 000 membres en France quand nous en avons 1 million aux Pays –Bas ! C’est cher et difficile de s’opposer à certains lobbys. Rendez-vous compte, l’équipe française de WWF est composée seulement de 85 personnes et notre budget c’est le petit budget d’une agence de publicité. Les entreprises c’est formidable car le changement est aussi là. Chaque geste compte. Il y a 800 millions de voitures dans le monde, vous imaginez ce que ça fait 1 litre d’économie par voiture ? Je crois à la force de la masse, à la force de l’exemple. Les chefs d’entreprise ne sont pas des criminels de guerre. Il y a les conscients et les inconscients, les endormis et les éveillés.»

Mais Serge Orru est aussi à n’en pas douter un poète : «la seule ENR (énergie renouvelable) c’est le rêve» ...

11 octobre 2006

DéDé sera candidat

Les politiques semblent découvrir l’importance du Développement Durable en cette veille d’élections nombreuses et variées.

Jusqu’alors la thématique leur semblait peu sexy ; en effet le «temps politique» avec ses ambitions de court-terme, durée de mandat oblige, était loin de rencontrer le «temps écologique» aux conséquences lointaines. Mais la réalité a rattrapé la fiction et la prise de conscience généralisée (sauf pour le mammouth Claude Allegre) du réchauffement climatique fait aujourd’hui du DD une «urgence» au même titre que les incidents en banlieue ... ce dont vont se délecter les médias et donc les politiques.

Les grandes formations politiques ont donc intégré le sujet et rivalisent de "think tanks" et tables rondes environnementales : états généraux aux PS , colloque à l’UDF, convention à l'UMP. Tous semblent relativement d’accord sur le diagnostic ("la maison brûle") mais c’est dans les propositions concrètes de résolution des enjeux que se ferra le clivage et que se verra le courage politique ou l’opportunisme cynique.

De plus l’age a ses raisons. La génération de notre classe dirigeante (en politique comme en affaires) est issue du siècle des certitudes, de la 4ème république et du progrès salvateur, alors imaginer un changement de paradigme tel que celui du DD, pour certains ce n’est plus de la réforme ou même de la rupture, c’est la chienlit !

Citoyens et société civile vont devoir aiguillonner nos politiques pour prendre réellement ce problème à bras le corps. On peut par exemple compter sur L’Alliance, regroupement de plus de 70 associations et ONG, dont l’une des missions est de sensibiliser les candidats à l'élection présidentielle à intégrer la question environnementale dans leurs programmes, tout comme on a déjà vu cet été l’ultimatum des «Vacances de Mr Hulot» produire quelques effets.

A voté.

02 octobre 2006

C’est qui qu’a pété ?

"Le pet c’est la santé du corps, quand tu pétes plus c’est qu’t’es mort" ; je ne sais plus de qui est cette maxime mais si c’est la santé du corps, ce n’est pas obligatoirement celle de la planète.

Le méthane, car c’est bien de cela que sont constituées nos flatulences, est l’un des fameux GES (gaz à effet de serre) qui contribuent au réchauffement climatique. Doit-on pour autant arrêter de manger du cassoulet ? Non, car l’homme n’est personnellement qu'un faible producteur de CH4. Produit de façon naturelle dans la nature, ce gaz est par contre aussi créé par l’activité de l’homme : brûlis, fuites de gaz des installations pétrolières, culture du riz et surtout élevage des ruminants qui rotent plus que ne pétent : pensez-donc, une vache émet jusqu’à 117 Kg de méthane par an !

Une solution radicale pourrait consister à ne plus élever ni manger de ruminant, à l’exclusion du kangourou, animal très bien élevé s’il en est, puisqu’il rumine mais n’éructe pas. Plus sérieusement, la Recherche se penche sur des solutions pour réduire la fermentation dans la panse de ces animaux : vaccin, modification de leur alimentation.

Mais la méthanisation est aussi l’une des Energies Renouvelables d’avenir (dans la catégorie « Biomasse ») pour peu qu’on arrive à récupérer le gaz généré par la décomposition et la fermentation de déchets organiques. La France compte encore peu d'installations de méthanisation (2 pour des centaines au Danemark ...), qui non seulement produisent de l’énergie mais sont aussi une alternative intéressante à l’incinération des déchets qui rejette encore dans l’atmosphère dioxine, mercure et autres métaux lourds, ... et ce malgré la nouvelle législation plus contraignante. Parmi les expériences originales on citera celles des prisons Rwandaises dont la moitié sont auto-suffisantes en énergie en "méthanisant" les selles de ses détenus !

27 septembre 2006

Libération de Dédé

"Petit à petit l’oiseau fait son nid" disait aussi ma grand-mère : les médias parlent de plus en plus de Développement Durable et, phénomène intéressant, sous des angles très variés, ce qui paraît néanmoins assez logique étant donné la transversalité de la thématique.

Un exemple parmi d’autres, le numéro du 22 septembre dernier du quotidien Libération. En plus de l’habituelle et quotidienne page sur l’environnement baptisée "Terre", on pouvait aussi lire 3 pages sur le Chic Ethique dans la rubrique "Tentations", 2 pages sur Angers, la ville durable (supplément spécial "Villes") et enfin les 2 pages de "Grand Angle" étaient consacrées aux achats par abonnement de viandes et légumes comme les biens nommés paniers Bio.

Les bloggers pouvaient aussi se rendre sur le blog adhoc "Effets de Terre" de la version électronique du quotidien.

Et j’allais oublier la dernière de couverture, "vendue" à la RATP, avec une pub assez bien faite (pour peu qu’on aime Proust !) qui vantait la fluidité des Bus en ce dernier jour de la Semaine Européenne de la Mobilité .

25 septembre 2006

Mon jardin secret


MOV01735
Vidéo envoyée par jjetdd
Ce sont peut-être les dernières courgettes de la saison que j’ai cueillies ce week-end dans MON jardin. Attention pas de la courgette calibrée et fade, de la courgette estampillée JJ & DD, une variété « Dalton » (pas une n’a la même taille), élevée à la sueur de son jardinier, sans OGM ni engrais chimique ou pesticide, de celles qui font le bonheur du palais et de celui de mes amis et voisins .

Il y a un an je prenais possession de ce jardin … ou plutôt d’une friche car il y a bien longtemps que personne ne l’avait entretenu. Point de désherbant du type Roundup mais un bêchage en règle, minutieux, long et fastidieux car j’avais décidé de trier le bon grain de l’ivraie, la terre noble du chiendent.

Bien sûr mes premières expériences au potager n’ont pas toutes été couronnées de succès, cette année point d’aubergines, un seul pied de tomate, … une école d’humilité la terre, … j’apprends, mais Alain (le philosophe pas mon copain qui habite à Londres) ne disait-il pas qu’«il faut donner avant de recevoir» ?

Mais je ne vous ai pas encore parlé de ma plus grosse fierté dans ce jardin : mon tas de compost ! Après avoir lu religieusement, comme un athée que je suis, le guide du compost de l’Ademe, j’en ai suivi les préceptes à la lettre, une couche de ceci, une couche de cela, …mais il faut que je vous quitte, il faut que j’aille justement y déverser mes déchets du jour : marc de café, épluchures de pomme de terre, coquilles d’œuf s et restes de pain. J’en profiterai pour le retourner et l’aérer et je contemplerai alors la vie intense de transformation qui y règne (asticots et vers en tous genres, bon appétit). Et dans quelques semaines je compte bien nourrir la terre de mon potager de cet intrant naturel pour que mes courgettes soient encore plus belles la saison prochaine.

11 septembre 2006

Le Gore revient à la mode

Les dernières élections présidentielles américaines s’étaient terminées dans un scénario de série B. Challenger éconduit, Al Gore s’est reconverti depuis cinq ans dans la protection de la Planète et revient dans un nouveau style cinématographique, le documentaire, avec «Une vérité qui dérange» (sortie le 11 octobre) qui présente le missionnaire en campagne.

Les esprits chagrins pourront reprocher à l’ex Vice-Président de Clinton de ne pas être parvenu à faire signer par son pays le Protocole de Kyoto lorsqu’il était aux affaires mais faut-il pour autant saigner la bête et dénigrer son initiative ? …

Comme Pascal, JJ & DD font un pari, le pari qu'Albert Arnold soit convaincu, honnête et sincère dans sa démarche. Qu’avons-nous de toutes manières à perdre dans ce pari ? Rien, car même si Gore ne croyait pas une minute à son discours, l’exposition médiatique qu'il donne à ce film va en faire un blockbuster et permettre une large diffusion et prise de conscience du Réchauffement Climatique et de ses enjeux.

Au même moment une autre initiative surprend, celle d'un autre Arnold, ex-acteur devenu Gouverneur de Californie : Schwarzy réussit à introduire la première législation sur les gazs à effet de serre aux Etats-Unis. Une manoeuvre éléctoraliste ? So what ? Ce qui est pris est pris, isn't it ?

06 août 2006

Vivre pour manger

Les studios américains de dessins animés nous avaient plutôt habitué à des odes à la sur-consommation, c’est pourquoi je fus surpris, et agréablement, lors de la projection de «Nos voisins les hommes». Les qualités graphiques de ce cartoon (par les créateurs de Shrek) n’ont d’égales que les messages écologiques qui sont distillés avec beaucoup d'humour tout au long du film .

Le pitch, comme dirait Ardisson : quelques animaux sortent d’hibernation et se rendent compte que leur forêt a été réduite à la portion congrue de la taille d’un jardin par la construction, pendant l’hiver, de maisons d’une banlieue résidentielle pour yuppies. Les animaux doivent donc reconstituer leurs réserves pour l’hiver et vont craquer, pour un temps seulement … pour les produits industriels emballés à l’image de ce paquet de chips au paprika qui va les faire plus que saliver !

Ils vont ainsi découvrir avec beaucoup d’humour notre société de consommation où les hommes « vivent pour manger » quand les animaux «mangent pour vivre» tout simplement. Eh oui pour les humains, en matière de nourriture, «trop, c’est jamais assez» ! .

28 juillet 2006

Cet été je suis ...Top tendance

Après l'avoir élu dans ses favoris sur son site internet il y a quelques semaines, le magazine de la communication Stratégies vient de sélectionner mon blog dans les 35 "blogs top tendance" de l'année et reprend en page 10 mon billet sur le Bilan de JJ & DD.

27 juillet 2006

Elle est chaude !!

Non, je n’ai pas cédé aux affres d’une expérience houellebecquienne dans les campings de la côte cet été mais simplement à une panne de chauffeau électrique. La panne étant intervenue le vendredi de notre fête nationale je compris assez vite qu’il me faudrait faire avec, ou plutôt sans d’ailleurs, pendant quelques jours.

J’ai tout d’abord redécouvert les bienfaits vivifiants de l’eau froide, même si aux dires de ma moitié, mes onomatopées sous la douche ressemblaient plus à celles de Loana dans sa piscine !

Mais vaisselle grasse et cheveux sales (et vice versa) se lavent quand même mieux à l’eau chaude … l’occasion toute trouvée de précipiter un atelier ludo-pédagogique que je m’étais promis de faire avec les enfants après avoir vu fonctionner le four solaire de l’Espace Info Energie du 12ème (Paris) et lu un article dans la revue pour enfants Coccinelle.

Comble de chance, juillet rime cette année avec 40°. J’ai commencé tout bêtement à remplir une bonbonne de 5 litres d’eau et je l’ai laissée en plein soleil quelques heures. Eh bien oui, elle est chaude et même très chaude ! J’ai ensuite amélioré le système en peignant en noir ma bonbonne puis fabriqué une alcove concave pour concentrer les rayonnements (en découpant la moitié d’un bidon métallique et en l’habillant de papier d’alu).

J’ai donc survécu* pendant 5 jours avec mes 2 fois 5l d’eau chaude solaire par jour. Que l’on y fait alors attention à son eau chaude ! On pense sa vaisselle à 2 fois, on la rationalise. On hiérarchise sa toilette, on recycle son eau peu sale, …

Ca en fera sûrement sourire quelques-uns mais me laver les cheveux avec MON EAU CHAUDE m’a donné fierté et plaisir comme la première fois que j’ai … fabriqué du pain de mes petites mains. Et après la réparation du chauffeau, j’ai continué à «produire» mon eau chaude.

* je prends cette expérience à sa juste valeur pédagogique, je sais, ou plutôt je ne sais pas, ce que peut être la difficulté de ceux dont c’est le quotidien de ne pas avoir accès à l'eau chaude courante.

26 juillet 2006

13 juillet 2006

Je com-pense donc je suis

Bonne surprise ! Lors de ma dernière réservation d’un véhicule de location (chez Avis pour ne pas les citer), il m’a été proposé de compenser les émissions de CO2 que j’allais produire en roulant, par le versement forfaitaire de 1,5 €. Cette somme, et celles de tous les autres consommateurs qui auront accepté de payer ce supplément, sera investie, via le programme Carbon Neutral de Future Forests, dans des plantation d’arbres qui feront office de puits de carbone.

Ces initiatives de compensation commencent à se multiplier, on citera aussi en France Climat Mundi qui propose aux particuliers comme aux entreprises de compenser leurs émissions en finançant par exemple des fermes éoliennes dans des villages ruraux en Inde.

Autres mérites de ces opérations, ceux de re-donner une valeur économique à la pollution induite et de rappeler le principe, évident pourtant ... , du pollueur-payeur. Néanmoins n’oublions pas que compenser c’est bien mais que ne pas émettre ou émettre moins c’est mieux. On trouve aujourd’hui encore trop peu de véhicules de location électriques ou hybrides.