Allez, je ne suis pas né de la dernière pluie et je ne découvre bien évidemment pas cette pratique aujourd’hui, mais je suis d’autant plus choqué que la pratique est désormais organisée, industrialisée mais surtout pro-active dans son recrutement de … concepteur-rédacteurs ? … et complètement décomplexée !
Les Conditions Générales de Prestation de Service que propose l’une de ces officines, Buzzea, sont sans équivoques. Tout en précisant que ces conditions préservent l’indépendance des parties, elles précisent le principe de monétisation de la rédaction d’article sponsorisé qui répond à un brief de l’annonceur qui pourra d’ailleurs le refuser ou demander des modifications. Le bloggeur s’interdit de le publier avant sa validation par l’annonceur et par ailleurs cède tous les droits patrimoniaux en contrepartie de sa rémunération.
On dit les blogs en perte de vitesse ? … Cette marchandisation du billet ne peut qu’affaiblir ce qui reste un des derniers rares espaces de liberté d’expression ; on peut publier sans frais son opinion, sa réflexion, son analyse et pourquoi pas ses états d’âme... une vraie bouffée d’oxygène (pour moi en tous cas). J’aurais ainsi peine à ternir ma tribune de journaliste citoyen en vendant mon indépendance et ma liberté de ton pour quelques dizaines d’euros.








