Bien évidemment que ça fait plaisir de faire partie des blogs favoris de la rédaction de Stratégies !
30 mai 2006
15 minutes de célébrité
Bien évidemment que ça fait plaisir de faire partie des blogs favoris de la rédaction de Stratégies !
28 mai 2006
Le Bilan DD de JJ
A l’heure où sonne le début de la Semaine du Développement Durable je me suis amusé à recenser ce que j’avais réussi à changer dans mon comportement de tous les jours au cours de cette dernière année. Non pas pour obtenir une quelconque médaille mais pour voir où j’en suis et pour dé-montrer, qu’une fois convaincu des enjeux, il est relativement simple et naturel de changer de pratiques et de paradigme. Inventaire à la Prévert ...Bons Points : j’ai souscrit une part sociale de la coopérative Enercoop, fournisseur d’électricité d'origine renouvelable. Le réflexe d’éteindre systématiquement la veille de la TV est pris. Petit à petit je systématise l’achat de produits bio notamment en hygiène (adoucissant, lessive, nettoyant ménagers, …) et plus ponctuellement en alimentaire (yaourts, pâtes, lait, huile, ...) de même pour les produits équitables alimentaires de façon systématique (le café, le chocolat) et plus ponctuellement (le riz, la pâte à tartine, le sucre, ...). Je viens de terminer un test (que j’ai organisé avec d’autres voisins de ma résidence ) de 6 semaines avec les Paniers (bio) du Val de Loire. Au (super) marché, je privilégie les produits de saison et produits locaux. Ma tenue de combat se limite encore à un pantalon en chanvre, un t-shirt en coton bio et l’incontournable t-shirt Tudo Bom ? Eau, oh .. Je ne bois plus que l’eau du robinet, je coupe mon robinet systématiquement en me rasant, en me lavant les mains ou les dents et j’ai rajouté des bouteilles d’eau dans mes chasses d’eau. J’ai choisi de lancer mon activité de consultant en intégrant la Coopérative d’Activités et d’Emploi Coopaname. Je n’ai pas (ou presque … voir infra) de voiture et continue à utiliser aussi bien au quotidien que pour les vacances les transports en commun (métro, train), taxi ou location de voitures au besoin. Je suis devenu Conseiller de Quartier, dernier (ou premier ?) échelon de la démocratie participative. Et j'allais oublier le lancement début 2006 de ce blog et la mise en place d'une action bénévole de sensibilisation de mes 2000 co-locataires au tri sélectif à venir le 24 juin prochain (spectacle, point info, ...).
Peut mieux faire : J’habite au 2ème étage et j’ai du mal à perdre le réflexe de prendre systématiquement l’ascenseur, je sens que ça vient mais c’est dur. J’ai acheté un chargeur de piles mais il a vite été remisé, trop encombrant. Je n’ai réussi à installer que deux lampes basse conso dans la maison, les ampoules sont trop grosses et c'est vrai que le blanc "industriel" est quand même peu sexy ...
Bonnet d’âne : alors que je n’ai pas de voiture à Paris, j’ai acheté à la campagne une Ami 8 de 1975, ah quand la nostalgie vous prend ... elle pollue 10 à 20 fois plus qu’une voiture de maintenant !
"Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres." Confucius . Il me reste des "marges de progrés", c'est ce qui est motivant, non ? A l’année prochaine, pour mon prochain Compte Rendu de Mandat comme disent les politiques : si ça c'est pas de la transparence !
23 mai 2006
CO2 mon amour
L’Institut de l’Entreprise Competitive (CEI), un lobby libéral américain, vient de se payer une campagne TV diffusée du 18 au 28 mai dans 14 villes des Etats-Unis. Leur slogan : "Le CO2, ils l'appellent Pollution, nous l'appelons la Vie" !Quoi de plus normal de penser que le CO2 et la pollution ne sont pas si dramatiques quand le Président de ce même pays refuse de signer le Protocole de Kyoto. Et que dire des révélations du New York Times du 17 avril dernier qui nous apprenait que l'ancien patron d’Exxon, avait financé pendant des années de la désinformation sur le réchauffement de la planète ...
Pourtant, les prévisions de réchauffement climatique se confirment, et plutôt à la hausse, selon les résultats préliminaires du 4ème rapport du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Climat (GIEC). Une hausse de 3 à 5 ° C et une élévation du niveau de la mer de 9 à 88 cm sont des scénarios de plus en plus plausibles pou 2100. Les émissions de gaz carbonique ont progressé de 15% ente 1990 et 2002 et le développement exponentiel de la Chine et de l'Inde n'est pas pour ralentir ces productions de CO2.
En France, on a pas de pétrole mais on a de l'humour ... noir si j'en crois la dernière pub d’Areva qui nous promet que "Nos énergies ont de l’avenir. Un avenir sans CO2". Mais une petite voix intérieure me traduit par "Nos déchets ont de l’avenir. Un avenir radieux"...
01 mai 2006
JJ & DD
"La communication a un rôle fondamental à jouer dans la mise en œuvre de toute démarche de développement durable. Elle est clairement exprimée comme outil nécessaire, pour mobiliser, éduquer, informer, accompagner, mettre en place concertation et gouvernance, convaincre !" (ACIDD).Les nombreuses réactions des lecteurs de ce blog ont fini de me convaincre que j'ai, peut-être …, une approche intéressante dans la façon d'appréhender et de transmettre ces fondamentaux. Pour aller plus loin que les belles déclarations de mon blog, j’ai décidé aujourd’hui de dire mais aussi de faire, en mettant concrètement mon expertise de communicant au service d’organisations (entreprises, collectivités, associations) dans cette "conduite du changement".
JJ & DD, c’est donc le nom de ma structure de conseils en communication et en Développement Durable.
Pour mettre en accord la forme et le fond, j’ai aussi choisi de proposer mes services de consultant en intégrant la Coopérative d’Activités et d’Emploi Coopaname, membre du réseau national Coopérer pour Entreprendre .
24 avril 2006
France Télecom lave plus vert
Nombreuses sont les publicités à nous vanter les actions respectueuses de la planète de tel ou tel produit ou de son fabricant. Je ne vois pas obligatoirement d’un mauvais œil que les entreprises qui font des efforts dans le domaine du développement durable communiquent sur leurs bonnes pratiques car leur puissance de communication peut aussi aider à faire changer les comportements. Mais il ne faudrait quand même pas pousser Dédé dans les orties !Dernier exemple en date à m’avoir choqué, celui de France Télécom, qui nous explique que grâce à sa technologie on pourra bientôt (ce n’est même pas encore au point !) couper à distance la lumière qu’on a oubliée d’éteindre en partant de chez soi et qu'ainsi on va pouvoir protéger la couche d’ozone ! Non seulement ça fait 20 ans que la domotique sait vous faire démarrer un chauffage à distance via une ligne de téléphone mais franchement je préférerais que France Télecom achète des pages entières en quadri dans des quotidiens nationaux pour nous informer qu’elle alimente tous ses bâtiments et centraux téléphoniques par des panneaux solaires, que tous ses techniciens circulent en véhicules propres ou encore qu’elle réduit la fracture numérique en offrant un accès internet gratuit aux demandeurs d’emploi ! Quand à la protection de la couche d’ozone je pense que France Télecom voulait parler de l’effet de serre … mais on n’est pas à un détail prés.
Dans les manuels de marketing il faudra désormais rajouter à la famille des techniques alternatives telles que l'"ambush marketing " (profiter de la notoriété d’un événement sans avoir payé le prix d’en être le sponsor) la déclinaison du "greenwashing" (se donner une image d’entreprise verte sans vraiment l’être).
05 avril 2006
Agriculture intensive est, sed perseverare diabolicum !
Il est vrai, qu’après la guerre, l’Etat a demandé à nos agriculteurs de nourrir la patrie .... la course au productivisme était lancée. On se retrouve aujourd’hui dans une situation ubuesque : un secteur concentré dans les mains de quelques-uns, de la surproduction (un seul exemple le vin), une activité souvent subventionnée (qui en général profite aux grosses exploitations dont certaines se sont fait une spécialité de la pêche aux subventions), une qualité des produits globalement en baisse, une culture "chimiothérapique" parfois génétiquement modifiée et enfin une pollution des sols record.Il est sûrement temps de se dire les choses et de réformer cette … industrie (car malheureusement ce l’est souvent devenu).
Revenir à des exploitations à taille humaine, produire des produits répondant à la demande des consommateurs (pas à l’offre des semenciers) en respectant notre terre nourricière : produire mieux (sans pesticides et engrais chimiques, en évitant les variétés grosses consommatrices d’eau par exemple), remettre au goût du jour les principes de base du travail des sols (assolement, rotation, fertilisation organique, …) et de facto souvent produire moins mais mieux.
Economiquement la production de qualité n’est pas un non sens : la conjonction de la vente un peu plus cher des produits et de la baisse de certains des coûts de production (engrais, pesticides,… ) peut compenser les baisses de rendement. Les subventions peuvent alors jouer leur rôle d'aide et d'incitation à la mutation des productions.
Se remettre en question n’est jamais chose facile, mais j’aimerais tant m’esbaudire des changements des pratiques de mes concitoyens paysans (et j’emploie ce mot à son sens noble) comme je le fais des expériences d’agriculture bio et équitable de leurs alter egos du Sud de la planète.
Place à une agriculture durable, tout simplement.
01 avril 2006
Il faut positiver !
Non, ce n'est pas un poisson, aujourd’hui on sait construire des bâtiments qui consomment très peu d’énergie et rejettent peu de CO2. On rappellera deux des labels énergétiques les plus avancés, tout d’abord la maison MINERGIE (suisse) à 42kwh/m2/an et la PASSIVHAUS (maison passive allemande) à 15kwh/m2/an. Pour éclairer ces chiffres rappelons ici que de nombreux anciens bâtiments consomment aujourd’hui tranquillement 300 kwh/m2/an !!Séduit par les expériences de BedZed en Angleterre, la Chine vient de décider la constuction de la première éco-ville du monde, à proximité de Shangaï : le quartier de Dongtan devrait être auto-suffisant en énergie avec des habitations pour 50 000 personnes dès 2010 !
Mais la construction du neuf reste marginale en Europe, c’est pourquoi la rénovation des logements anciens est une mine de réductions de consommation d’énergie et d’émission de CO2. Bel exemple s'il en est de la réhabilitation du goupe Henri Wallon près de Grenoble. L’Opac 38 a réussi la prouesse, avec l’appui du cabinet d’architecte Jauré, de réhabiliter plus de 300 logements sociaux avec un cahier des charges exigeant (22 000 € seulement par logement) et des résultats intéressants comme la réduction de la consommation d’énergie de 300 à 130 kwh/an/m2.
Cette rénovation comprend notamment une sur-isolation extérieure, l’extension et la fermeture des balcons (ce qui revient de fait à créer une pièce à vivre supplémentaire), la production d’une partie de l’eau chaude par 450 m2 de panneaux solaires, des fenêtres intelligentes, … sans parler de l’esthétisme du bâtiment qui change de tout au tout. Cette réduction de coût en énergie (-35 % sur le chauffage et l’eau chaude) a de facto un impact important sur le couple « loyer + charges » qui s’inscrit naturellement dans la mission de l’OPAC….
Comme quoi, quand on veut, on peut !
24 mars 2006
Au bar, citoyens !
On a beau dire, on a beau faire le café, le zinc, le troquet que dis-je la gargote, le rade a de tous temps eu un rôle social. Même si la télé omniprésente dans chaque foyer et la tabagie passive ont fait fuir les estaminets, les bars pourraient bien redevenir des lieux plein de sens et de liens. Après les cafés philo, les cafés politiques, voici venu le temps des écolo-cafés et autres cafés citoyens.Il s’agit bien plus que de rebaptiser pour un soir un bar et le transformer en un lieu de conférences à la thématique dédiée ; c’est l’émergence d’un nouveau concept de "débit de boissons" éco-citoyen basé de façon pérenne sur un patchwork de bonnes pratiques (produits et boissons bio ou équitables, accès internet gratuit, espace non fumeur, gestion du lieu en bon acteur du Développement Durable) et surtout sur l'idée d’un lieu permanent d’information, d’animation, de débat mais aussi de fête. Les enfants ne sont pas oubliés et sont même les bienvenus …
Finie les "brèves de comptoir" à 2 €uros : on peut maintenant lever le coude tout en réfléchissant aux enjeux de la société comme au Café citoyen à Lille. Le label Ecolo-café pourrait lui aussi séduire quelques entrepreneurs en quête de valeurs et … de consom’acteurs.
L’homme (la femme aussi, c’est vrai) a soif de ces rencontres impromptues et informelles et le succès de la démocratie participative (conseils ou comités de quartiers) en est une autre expression.
Allez, DD, une dernière pour la route !
23 mars 2006
Bio et Quitable sont dans un bateau
Le commerce équitable est constitué de nombreux projets de par le monde qui sont autant de belles histoires de cette économie parallèle. Partons au Bénin où longtemps le coton y a été cultivé comme partout ailleurs malheureusement, c'est-à-dire avec force engrais et insecticides dont les conséquences sanitaires sont désastreuses pour les terres et ses cultivateurs (les cultures conventionnelles du coton utilisent 24% des pesticides vendus dans le monde pour 2,4% de la surface agricole mondiale!).Aujourd’hui les 700 paysans du programme "Benin Organic Cotton", cultivent du coton Bio Equitable (cahier des chages privé audité par Ecocert) sous l'égide de l'Opebab (Organisation béninoise pour la promotion de l'agriculture biologique).
Une culture bio tout d’abord : un coton sans OGM bien sûr, il n’est pas utilisé de pesticides chimiques mais un répulsif naturel (une décoction de feuilles de "neem", un arbre local), pas d’irrigation mais la seule pluviométrie naturelle, pas d’exfoliant pour la récolte mais un travail manuel. Une fois la récolte effectuée en décembre les bœufs sont envoyés dans les champs et vont le nourrir de leur fumure. La culture des haricots prendra la suite dans la rotation des cultures. Les graines autrefois achetées chaquen année sont ici "recyclées" et replantées la saison d’après en avril. Bien sûr, les rendements (500 kg/ha) sont nettement inférieurs à ceux de pays comme l’Egypte qui pratiquent la culture intensive et "chimique" (2 500 kg / ha) mais ceci permet déjà néanmoins à ces coton-culteurs d’en vivre.
Ce commerce est équitable car la production est achetée à un prix, déconnecté de la fluctuation des cours, permettant aux paysans de vivre de leur travail ; dernièrement cela représentait 20 % de plus que le prix du coton traditionnel, sans compter les économies réalisées par le fait de ne plus acheter ni graines ni pesticides. La récolte est de plus achetée 1 an à l’avance, ce qui sécurise la trésorerie du cultivateur.
Bonne pratique équitable supplémentaire, une partie du coton est filé au Bénin (ndlr : trop souvent la transformation des produits bruts, qui crée la forte valeur ajoutée, est réalisée dans les pays importateurs du Nord). Dernière anecdote équitable : le salaire est versé pour moitié à l’homme et pour moitié à la femme du foyer, c’est le projet "Genre" …. Une révolution aussi paraît il …
14 mars 2006
L’ELU du peuple
Qui n’a pas ragé de voir un camion de livraison bloquer la circulation au son du sempiternel «Je bosse moi, monsieur ! » du livreur ?Quadrature du cercle s’il en est, le TMV (entendez le Transport de Marchandises en Ville) est un enjeu majeur du développement durable ubain et doit concilier l’activité économique nécessaire à la vitalité d’une ville et les attentes des citoyens (décongestion de la circulation, réduction des pollutions atmosphériques et sonores).
Chronopost International semble avoir trouvé une solution en ouvrant à Paris depuis juillet 2005, dans un parking souterrain de la Place de la Concorde, un ELU (Espace de Livraison Urbain). Les colis et plis, après un tri au centre de Bercy, sont acheminés à l’ELU de la Concorde depuis lequel 10 véhicules électriques et 2 Chrono City (trolleys électriques) assurent collecte et livraison au départ et à destination du 8ème arrondissement.
Non seulement ce système répond aux impératifs de réduction de pollution et de congestion mais il apporte aussi une amélioration du confort et de la sécurité des chauffeurs tout comme des gains de temps et d’économies (d’énergies) pour l’entreprise.
Ce système, dont l’expérimentation a débuté fin 2002 à Strasbourg, essaime depuis dans de nombreuses villes de France et d’Europe.
Prochaine étape pleine de sens, l’utilisation de la Seine pou acheminer les colis notamment depuis le centre de Bercy jusqu’à l’ELU de son cœur ... de Paris à la Concorde : le "Paris Seine Express". A suivre …
13 mars 2006
Un Gaspi dans mon lit !
Le choc pétrolier de 1973 avait au moins eu un effet bénéfique : nous faire réaliser le caractère fini des ressources en énergies fossiles et nous rappeler que ce qui est rare est cher. Une prise de conscience nationale avait été obtenue grâce à de nombreuses opérations de communication et de pédagogie dont le célèbre «on n'a pas de pétrole, mais on a des idées !».La chasse aux Gaspis fut ouverte, un temps …et puis après le choc, le chic est revenu : consommation, insouciance, et un matin du 21ème siècle on s’est réveillé surpris … avec un Gaspi dans son lit.
Depuis 30 ans on a eu des idées pour produire de l’énergie nucléaire plus que de besoin (puisqu’on en exporte) mais on n’a ni eu les idées pour en éliminer les déchets ni pour développer avec la même … énergie et les mêmes budgets des énergies renouvelable.
Aujourd’hui on a des idées pour rouler à l’huile de tournesol mais l’Etat et le lobby pétrolier a aussi des idées pour l’interdire.
Il va pourtant bien falloir faire feu de tous bois (la biomasse, une autre ENR !) à l’instar de la Suède, qui se lance dans un programme pour se passer de l'or noir d’ici 2020 sans construire de nouvelles centrales nucléaires.
En France, l’Association Négawatt, composée d’une centaine d’experts et praticiens de l’énergie, a défini un «scénario pour un avenir énergétique sobre, efficace et renouvelable». Sobriété et efficacité énergétique combinées aux énergies renouvelables permettent de répondre au double défi de limiter les rejets de CO2 et la consommation d’énergies.
12 mars 2006
Y a du DD dans Mickey 3D
Si une image vaut mille mots, les mots d’une chanson peuvent être une belle parabole. C’est le cas de «Respire», opus du groupe pop rock stéphanois Mickey 3D. Jugez sur pièce …Approche-toi petit, écoute-moi gamin
Je vais te raconter l'histoire de l'être humain
Au début y avait rien au début c'était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s'est mis à tracer
Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée
C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
D'ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con
Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça
T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés
Y avait des animaux partout dans la forêt
Au début du printemps, les oiseaux revenaient
Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves
Quelque part assassin, ici bien incapable
De regarder les arbres sans se sentir coupable
A moitié défroqués, 100 pour cent misérables
Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain
C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin
T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin
06 mars 2006
Economie SS !
On peut considérer qu’une entreprise peut avoir d’autres objectifs que de créer du dividende. Elle peut tout simplement avoir pour fondement de rendre un service ; le client devient ainsi un adhérent, un coopérateur, un sociétaire, …. Ceci n’interdit pas à cette entreprise de dégager des bénéfices qui sont souvent nécessaires et à la pérennisation et au développement de l’activité pour en améliorer le service rendu. Paradigme inversé : après « l’homme au service de l’économie », voici le temps de « l’économie au service de l’homme ».C’est en quelque sorte la définition de la fameuse ESS (Economie Solidaire et Sociale). Les structures de cette économie parallèle, marchande ou non, (mais néanmoins souvent complètement dans le marché) sont parfois des associations, des coopératives, des mutuelles, des fondations mais aussi des structures d’entreprises plus habituelles avec un but…moins conventionnel.
C’est dans ce 3ème secteur (après le privé et le public) que l’on trouvera par exemple le commerce équitable , l’épargne solidaire , le micro-crédit (qui peut se pratiquer en France ou dans une dimension Nord-Sud) ou encore les SEL (Systèmes d’Echange Local : groupes de personnes qui pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs), mais aussi les mutuelles d’assurances et de santé comme celle de l’Assureur Militant - la Maïf , les coopératives de production comme celle du groupe de presse Alternatives Economiques , ou les banques mutualistes comme le Crédit Coopératif.
Bonne nouvelle : cette économie représente tout de même déjà aujourd’hui 10 % des salariés français !
28 février 2006
Ma maison est en carton
La notion de bâtiment écologique est importante quand on se rappelle que le secteur de la construction est responsable de 25 % des émissions de CO2 et plus de 40 % de l'énergie consommée.Alors quels sont ces principes de base (qui sont d’ailleurs pour la plupart issus du bon sens et que nos anciens appliquaient déjà il y fort longtemps …) ?
Une construction bien orientée et protégée du vent, peu ou pas d’ouvertures au nord et à l’est, une isolation forte et renforcée au nord, la façade orientée sud largement ouverte et vitrée pour faire rentrer la lumière et capter le rayonnement solaire en hiver, une avancée pour se protéger du rayonnement d’été et… le tour est joué ! Le matériau pourra lui aussi être plus ou moins écologique : le bois certifié est une valeur sûre, la botte de paille est bien plus efficace que dans la fable des 3 petits cochons et le pisé revient à la mode. La récupération d’eau pluviale, le chauffeau solaire et pourquoi pas l’éolienne compléteront la panoplie énergétique de la maison écolo.
En général plus élevé de 5 à 15 %, ce surcoût global sera amorti assez rapidement grâce aux économies générées notamment sur les énergies. On peut bien sûr regretter que ces éco-constructions soient encore trop peu nombreuses pour bénéficier de la courbe d’expérience et des économies d’échelles qui pourraient très vite faire tomber les coûts .. et accessoirement créer de l’emploi.
23 février 2006
Maurice, Dodo et Dédé
Le Dodo, symbole de l’Ile Maurice, était un canard pataud (Raphus cucullatus). Etait, car les colons portugais puis hollandais l’ont chassé pour sa chair et les animaux qu’ils ont introduits (chiens et cochons sauvages) en mangeaient les œufs jusquà … l’extinction de cet oiseau endémique à la fin du 17ème siècle.D’autres invasions biologiques (plantes et animaux importés volontairement ou non) ont aussi eu raison d'autres espèces indigènes ou endémiques. Devant le risque de menaces de disparition de nombreux végétaux et animaux, l’Ile Maurice s’est lancé dans différents programmes pour faire reprendre ses droits à la bio-diversité originelle : Réserves Naturelles, Parc National, Mauritian Wildlife Foundation, pépinières ou élevages en captivité d’espèces menacées en vue de réintroduction, arrachage de plantes exotiques envahissantes, …
Les colons ont aussi largement contribué à la déforestation et il ne reste aujourd’hui qu’1 % de la forêt primaire …
Gageons maintenant que le tourisme, l’une des premières ressources du pays, ne soit pas une arme à double tranchant…
Au fait saviez-vous que l’Ile Maurice fut l’un des premiers signataires des accords de Rio ?
19 février 2006
La position du missionnaire
58,5% des Français ont déjà entendu parler de Développement Durable …mais seuls 16% d'entre eux savent réellement ce qu'il signifie (Sondage Louis Harris, juin 2005).C’est pour répondre aux 84 % que j’ai créé ce blog. Je me positionne donc en quelque sorte comme un missionnaire ;-) agnostique. Ma «mission» (à prononcer à la Stallone) : expliquer simplement les enjeux du développement durable et démontrer de façon concrète qu'il est possible d'agir au quotidien. Le parti pris est d'être grand public, pédagogique sans être trop pointu, tout en restant critique ...
"Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré." Albert Einstein.
« La position du Missionnaire » me fait aussi penser à un article de la revue La Décroissance qui m’a fait beaucoup rire (l’article pas la revue) : on y expliquait une méthode contraceptive masculine consistant à faire baisser la température des spermatozoïdes en maintenant ses bourses bien au chaud grâce à une petite ficelle !! Ca, c’est de la décroissance à coup sûr !
10 février 2006
Un Indien dans la ville
Il était venu sans sa coiffure de plumes mais le chef de la tribu amazonienne Satere Mawe ne m’en avait pas moins imposé le respect ! Il y a quelques mois, il était en France et racontait ce qu’était pour lui le «commerco justo» (ndlr commerce équitable en portugais). Cette tribu brésilienne produit le Guarana, une poudre dynamisante que l’on trouve notamment dans certaines boissons gazeuses et autres boissons énergétiques.Face à la demande croissante de ce produit les grandes compagnies en avaient favorisé la culture extensive, faisant baisser les cours à des niveaux non viables pour les petits producteurs … à l’instar du café. Aujourd’hui les Satere Mawe font partie d’un programme qui a fait le choix de cultiver cette plante qualitativement : cueillette du fruit, extraction du noyau et torréfaction lente. Il ne reste plus qu’à le râper pour qu’il devienne la divine poudre re-compactée enfin en petit barreau. Cette plante mythologique, les indiens la boivent eux aussi notamment avant de prendre toute décision importante pour la tribu.
Cette expérience du commerce équitable est exemplaire a plus d’un titre. Tout d’abord cette «nouvelle économie» leur a redonné une autonomie financière (leur guarana est vendu 20 fois plus cher) car ils ne vivaient plus que des subsides de l’Etat qui les préférait asservis ... ; la coopérative permet aussi de doter la tribu de quelques infrastructures (école) et services (ramassage des déchets) mais aussi d’envoyer certains de ses enfants faire des études supérieures. Les Satere Mawe complètent leurs revenus avec de l’artisanat comme la fabrication de bijoux.
Elle a en outre des implications en terme de bio-diversité : cette culture est un frein à la déforestation, les indiens entretiennent leur forêt, replantent le guarana et vont même jusqu’à installer des ruches pour favoriser la pollinisation des fleurs.
Les Satere Mawe semblent avoir ainsi trouvé un compromis : vivre sur et de leur terre en respectant leur culture tout en s’ouvrant au monde.
31 janvier 2006
Ah si j’étais riche !
Tagadagadagadagadagada (prendre "grosse voix russe" pour la chanson) … Mais riche de quoi ?Jusqu’ici la richesse des hommes est mesurée par le fameux PIB (Produit Intérieur Brut : ensemble des valeurs ajoutées dégagées par les entreprises d'un pays), bref par la fameuse «croissance». Mais peut-on estimer vivre dans un pays riche quand des SDF meurent de froid dans la rue ?
Aujourd’hui certains s’aventurent à penser que ce seul indicateur est bien trop réducteur car il analyse le quantitatif et non le qualitatif, l’avoir plutôt que l’être ; il est strictement économique et fait abstraction des dimensions sociales et environnementales. Par exemple, le travail bénévole ou domestique en est exclu. Avez-vous remarqué que le quotidien Libération publie en bas de sa rubrique "Economie" d’autres chiffres clés en regard du PIB ? Le taux de chômage, bien sûr, mais aussi le nombre de français au RMI ou encore le moral des français et même le nombre d’habitants vivant avec moins de 2$ par jour (2,5 milliards de personnes quand même), de quoi relativiser le raccourci croissance = bien vivre !!
C’est dans cet esprit que le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) a mis en place différents indices composites dont l’IDH (Indicateur de Développement Humain) qui est une moyenne de trois critères : le niveau de revenu (PIB/habitant), le niveau d’instruction et l’espérance de vie. Plus militant et mesurant avant tout la «santé sociale», le BIP 40 est le Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté.
Enfin, une synthèse semble intéressante : issu de l'institut américain Redifining Progress le GPI (Genuine Progress Indicator) est en quelque sorte le résultat de l’équation suivante : PIB + économie bénévole – coûts sociaux – coûts environnementaux.
Comme on pouvait l’imaginer ces indicateurs alternatifs ont souvent tendance à avoir une progression inverse, ou pour le moins différente, de celui du PIB.
A quand un indicateur comptabilisant le nombre de sourires ? L’Afrique serait n° 1 de ce classement à l'heure où les pays émergents ne comptent que pour 3% du PIB mondial.
29 janvier 2006
« Jette Society »
Tout devient jetable ! Rasoir, lingette, appareil photo, vaisselle, briquet, sac de caisse, DVD , téléphone portable et même dorénavant camescope !!! On peut légitimement s’interroger sur la pertinence de cette dynamique à l’heure où chaque français produit de plus en plus de déchets chaque année (360 Kgs en 2005) et que … "Ca déborde !" . Les "Jetteurs" ont même maintenant leurs "socio-styles" (Etude du CCA - Centre de Communication Avancé).On ne le répétera jamais assez : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Ainsi dès la genèse, l’eco-design et l’éco-conception des produits ont pour but de minimiser l’impact et le gaspillage des matériaux, énergies et emballages dans la production, d’optimiser le produit dans son utilisation y compris jusqu’à sa mort et son recyclage (biodégradabilité par exemple). Le bio-mimétisme et la bio-conception, qui s’inspirent de la nature, souvent parfaite, peuvent aussi être source de progrès, "la nature est un professeur pas un fournisseur".
On peut même aller plus loin dans la réflexion en transformant l’achat en usage, le produit en service. Le bien peut alors être partagé ou loué (par exemple la location de voitures).
Plutôt que d’atterrir dans une de nos poubelles, fut-elle jaune, un produit qui ne sert plus ou qui ne plaît plus peut aspirer … à une deuxième vie ! Au grand damne de ma femme, je garde beaucoup de ces choses ("cochonneries" dit-elle) dans l’espoir d’une ré-utilisation future. Mais on peut aussi les vendre d’occasion ou les échanger sur internet même si je préfère la convivialité de mon désormais bi-annuel vide grenier de quartier. On peut aussi les réparer … (là, j’entends ma femme ricaner …. ) ou tout simplement les donner : le concept anglo-saxon "Freecycle" prend pied en France à côté d’initiatives franco-françaises comme "RECUPE" ou du trivial don à une association caritative notamment quand ce sont des vêtements.
26 janvier 2006
... eh bien, densité maintenant !
Urbanistes et acteurs de la cité s’accordent aujourd’hui à penser que les villes se sont trop étalées et qu’il faut re-densifier le tissu urbain. Même si le rêve de tout un chacun reste la maison individuelle il faudra bien se faire une raison afin de limiter les déplacements individuels en voiture pour ipso facto réduire pollution et consommation d’énergies.Mais cette analyse me parait erronée pour Paris. Comment peut-on vouloir densifier Paris alors que c’est la ville européenne qui a déjà la densité la plus élevée (244 habitants / hectare), soit 3 fois celle de Londres, ou encore l’équivalent de celle du seul quartier de Manhattan à New York ? Paris est très petit (100 km2) comparé à Londres (321 km2) ou à Madrid (607 km2). Les parisiens ont d’ailleurs rejeté lors de la consultation sur le PLU (Plan Local d'Urbanisme) les propositions des tours gigantesques dont rêvait Bertrand Delanoë. Même si la hauteur des immeubles n'est pas l'unique caractéristique de la densité, le R+7 des immeubles Haussmanien semble être la hauteur maximale d’une densité "psychologiquement" ressentie comme agréable à vivre selon l'APUR (Atelier Parisien d'URbanisme ).
La solution pour Paris pourrait passer par un réaménagement de certains espaces mais surtout par l’agrandissement de la capitale en cooptant certaines des communes limitrophes qui, elles, peuvent encore être densifiées ; c’est d’ailleurs une piste proposée par les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dans leur excellent petit traité "SOCIOLOGIE DE PARIS". Ce ne serait pas une première puisque l’histoire de Paris est ponctuée de ces « annexions » (il faudra trouver un mot plus « politiquement correct »). Mais aujourd’hui est-il logique que Paris enterre ses morts à Thiais, brûle ses déchets à Evry et fasse son marché à Rungis ? … Cette première couronne ne doit pas être une seconde zone (cf RATP) ; l’intégrer serait aussi la considérer en lui donnant des moyens et des ambitions (couverture du périphérique, densification des transports en commun, décentralisation d’équipements ou de services « nobles », …). Mais cette idée semble déranger élus de toutes tendances...
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