
J'ai été sélectionné pour faire partie du Prix 1000 Pionniers qui changent le monde en ayant lancé le premier site de compostage collectif en pied d'immeuble à Paris.
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Enclavé : se dit d’un village, tel que celui d’Eygalayes dans la Drôme, qui demande pour s’y rendre une détermination certaine… De puis Paris prendre un TGV jusqu’à Avignon, puis un bus jusqu’à Carpentras et enfin un taxi collectif, le taxi Drôme (belle initiative subventionnée par le Conseil Général). Bref, 8 heures plus tard me voici arrivé pour la soirée d’introduction d’un ADN1+ (Atelier Du Nous), stage-séminaire de 5 jours organisé par l’UDN (Université Du Nous). Nous sommes 24 à avoir convergé des « 4 coins de l’hexagone » vers ce gite perdu dans les champs de lavande pour ce séjour expérientiel autour du « vivre et faire ensemble ». Raconter ce moment est une gageure car il s’agit d’une expérience de vie …
Mais il faut d’abord s’installer, parmi les différents hébergements il m’est proposé une petite chambre individuelle en mezzanine ; chouette, mon « JE » pourra parfois rentrer dans sa caverne pour se ressourcer quand il sera fatigué du « NOUS ».
Nous nous réunissons alors en cercle qui est une « technique » de concertation. Chacun ira accrocher à l’anneau central un lien, symbole de ce NOUS qui se crée, et exprimera sa « météo » intérieure (joie, envie, peur, …). A nouveau une belle démonstration … si le groupe n’est pas prêt à vous entendre vous aurez beau tirer sur votre corde … tout vient à point qui sait attendre.
Et s'enchaîneront ainsi pendant 5 journées une alternance justement dosée de théorie expérientielle, temps sensoriels et moments de convivialité.
Je me souviens des Sou-rire(s) et Mwazatwa(s), petits papiers offerts ou reçus, pour signifier le bon moment partagé ou une qualité reconnue chez l’autre.
L'Association pour une Communication Responsable, dont je suis adhérent, a plus que jamais du pain sur la planche pour acculturer et réformer notre secteur.


La municipalité de Fairfax s’est également battue pour interdire les sacs en plastique dans les commerces locaux, une lutte longue et acharnée car cette décision fut attaquée par le lobby de ses fabricants et fut enfin acquise suite à un référendum en 2009. La Ville s’est également opposée à l’utilisation d’herbicides dans son bassin versant comme à la pulvérisation aérienne de pesticides contre la pyrale de la pomme (LBAM). Pro-active elle a réalisé son bilan carbone dés 2005 et s’est engagée à une réduction de 20 % de ses Gaz à Effet de Serre pour 2050. Elle a aussi fait partie des communes militant pour l’éviction de PG&E (l’EDF local) pour lui préférer sur son territoire Marin Clean Energy un fournisseur local d’énergie renouvelable. Fairfax est également l’une des premières villes du réseau Slowcitta, une déclinaison du Slow Food à l’échelle d’une cité. Enfin à l'été 2011 Fairfax a lancé sa monnaie locale, le Fairbuck (valeur de 3 dollars), acceptée par une trentaine de commerces. La vie démocratique et la concertation y sont fortement développées et la notion de communauté de vie y est importante.
En 1999 deux militantes écologistes locales, Rebekah Collins et Odessa Wolfe, ont créé Sustainable Fairfax, une association d’éducation à l’environnement qui a, depuis 2007, pignon sur rue en face de la Mairie dans la rue principale du village. Ce type de centre pédagogique est encore rare aux Etats-Unis et en tous les cas exceptionnel pour une bourgade de 7 000 âmes ; nos point Info Enérgie font pâle figure en comparaison …
Fairfax compte un florilège de commerces biologiques. Ah, quel bonheur de ne pas avoir à chercher ou à faire des kilomètres pour trouver un supermarché, un restaurant, un commerce bio ou végétarien : le supermarché alimentaire Good Earth Natural Foods, les glaces Scoop, la bière Iron Springs , l’indien Café Lotus, le végétarien Lydia’s Organics, la boulangerie Fat Angel, même le hamburger ou le hot dog sont bio chez M&G comme les pizzas Mauro, sans oublier l'été le petit marché de petits producteurs. 
Les Farmers Market sont assez répandus en Californie mais celui de Fairfax a la caractéristique de présenter majoritairement des producteurs biologiques du comté. L’étiquette « ground locally » est omniprésente dans la région qui, ne l’oublions pas, est le berceau des locavore. Tout l’été, à l’ombre des pins du Bolinas Park, le mercredi soir, les citoyens de Fairfax viennent bien sûr faire leurs emplettes mais aussi se retrouver. Chacun amène son plaid et va, le temps de quelques heures, dîner sur l’herbe avec le piquenique qu’il a apporté ou un plat acheté aux nombreux traiteurs bio du marché. La communauté partage ainsi un moment de convivialité égayé par des musiciens quand les enfants gambadent dans le parc.