
16 juin 2010
I believe I can fly … to the Green Fairfax

07 juin 2010
Du buzz au bzz
Du buzz, on peut dire que mon expérimentation pionnière de compost collectif en pied d'immeuble à Paris en a produit. 01 juin 2010
JJ débarque en Normandie !

05 mai 2010
Censuré par l'Express ... réhabilité par Marianne
04 mai 2010
Publi-reportage : allumez la lanterne, ma vessie est pleine !
12 mars 2010
Quoi, ma gueule ?
21 janvier 2010
Wash your logo ?
Des larmes de croco
Lacoste fut la première marque à s’engager. J’ai cherché à savoir quelle était la politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de ce nouvel ami des animaux …pensant que cette action humanitaire (animalière serait plus juste) s’intégrait dans une stratégie globale de responsabilité. Malheureusement en la matière la politique de Lacoste semble se limiter à peau de chagrin (une fondation éponyme).
Ce vide est inversement proportionnel à l’importante communication déployée à l'occasion de la signature de ce sponsoring (le mot me semblant plus adequat) bénéficiant néanmoins du statut fiscal du mécénat. Pourtant, à lire Michel Lacoste, DG du groupe « la cause écologique traverse de plus en plus notre entreprise ». Qu’elle la traverse c’est bien, qu’elle s’y arrête serait mieux.
Mettre la charrue avant les crocodiles
Je ne doute pas que certains crocodiles sont menacés et l’année de la biodiversité est là pour nous rappeler le défi majeur de cette problématique de l’accélération de la disparitions des espéces. Néanmoins les enjeux du secteur de la confection et les impacts directs et indirects de l’activité de Lacoste n’étaient certainement pas inintéressants au point de choisir la préservation des crocos comme première pierre de la politique de développement durable de cette entreprise. Quid du coton utilisé ? : conventionnel cultivé industriellement aux USA avec moult pesticides et quantités astronomiques d’eau ou biologique, pluvial, manuel, équitable et africain ? Le fabricant indique-t-il de façon volontaire sur ses étiquettes le pays de fabrication (made in Marocco, Made in Peru, Made in China) ?...
Enfin, l’écologie de la réparation c’est bien, mais la minimisation des impacts du présent c’est mieux, ce qui fait écho à la pensée de Pierre Rhabi : « l’humanitaire, c’est quand l’humanisme a failli ».
19 décembre 2009
En 2010, revenons à l’essentiel !
La réflexion sur notre société, ses enjeux, demande parfois de se mettre à nu ; alors au-delà des mots, une photo peut symboliser cette redécouverte ou cette aspiration à l’essentiel, cette quête de sens …
N’allez pas voir dans cette mise en scène une apologie de l’écologie profonde qui n’est pas ma tasse de thé ; par contre vous pourrez y voir un clin d’œil à ma nouvelle et complémentaire activité de Maître-Composteur qui se retrouve ici nu comme un (ses) ver(s).
Comment se retrouve-t-on pratiquement à poils dans un tas de feuilles, vous demandez-vous peut-être ? On doit ce cliché "non libre de droits" à Anne-Lore Mesnage, photographe engagée dont je partage la vision sur le développement durable qui a su me convaincre de poser pour une série de portraits mis en scène (habillés ndlr) dont ce «nu» fut la récréation et le clap de fin. Comme je suis resté très joueur, je me suis dit que ce pourrait être une belle illustration du fameux «durable et … désirable» !!
Très bonne année essentielle !
06 novembre 2009
JJ sur rfi pour parler DD
Ce samedi 7 novembre 2009 j'étais l'invité de Cédric Kalonji, animateur de la chronique Mondoblog de l'émission L’atelier des médias présentée par Anne-Laure Marie sur Radio France Internationale. A écouter en podcast ici.
Pour aborder le traitement des questions liées au développement durable sur les blogs étaient également invités les blogueurs Marlène Jaulin et Basile Niane.
29 octobre 2009
Lipton m'a TUER !
Nous ne partirons donc pas en Inde .... avec Lipton. Le tirage au sort en a décidé ainsi.
Mon article a du en tous cas beaucoup plaire aux organisateurs du concours qui en ont supprimé le lien ... sur la page des compétiteurs.
Vu sa teneur je ne risquait pas de tomber sous le coup du "billet sponsorisé" qui se développe sur la toile (Libération 27 octobre 2009).
25 septembre 2009
Pour partir en Inde avec JJ, tapez 1

J’avoue, l’engagement de Lipton dans le commerce équitable (qui n’est d’ailleurs pas nommé ainsi), et plus globalement dans le développement durable, me laisse perplexe. Par exemple, je suis de ceux qui trouvent que la certification Rainforest Alliance est trop timorée ou qui pensent que l’agriculture durable mise en avant ne veut pas dire grand-chose tant qu’elle ne s’appuie pas sur un cahier des charges chiffré ….
Mais parce qu’il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et parce que, comme Saint-Thomas (qui n’existe pas), je ne crois que ce que je vois, lorsque j’ai entendu parler du concours Durabili-thé Challenge, j’ai fait le pari de proposer ma candidature à ce voyage.
Ne comptez pas sur moi pour vous séduire en vous déroulant les éléments publi-promotionnels du kit de l’opération, en vous racontant ma passion pour le thé ou encore en vous sortant le poncif qu’on ne ressort pas indemne d’un voyage dans ce pays.
En Inde, JJ & DD seront vos yeux pour juger de la réali-thé de la Responsabilité Sociétale de Lipton. Bloggueur citoyen, je vous propose d’être votre sens critique pendant cette immersion dans le quotidien des cueilleurs de thé de la marque.
Mais jusqu’où peut aller cette candidature ? J’ai été assez consterné par la lecture du règlement qui stipule que "Seront exclus les bloggueurs dont le contenu du blog et/ou l’article rédigé dans le cadre du jeu Durabili-thé comporte des éléments dénigrants ou négatifs vis-à-vis de la société organisatrice et/ou de ses marques". Suis-je déjà hors concours d’avoir osé questionné l’engagement de Lipton et d’avoir mis en lumière les coulisses de cette opération de relations publiques, néanmoins assumée ("Le jeu consiste pour les participants blogueurs à créer un buzz sur le Durabili-Thé Challenge"), ou comment récupérer du publi-rédactionnel gracieusement chez des bloggueurs influents ? En leur faisant miroiter un voyage … c’est souvent le principe du voyage de presse.
Nous allons ainsi déjà pouvoir juger sur pièce de l’ouverture d’esprit de Lipton.
Alors oui, il faut sauver le bloggueur JJ en votant et cliquant ici, même si, dixit le règlement, c’est le tirage au sort qui in fine décidera des internautes (vous ?) et des bloggueurs (moi ?) qui partiront pour Bharati.
24 septembre 2009
"Je ne suis pas né écologiste", moi non plus !
Je m’étais assoupi devant Home, assommé par l’enchainement interminable des images "vues du ciel" bien trop loin de la réalité, endormi par son commentaire aseptisé.Le Syndrôme du Titanic* m’a au contraire réveillé comme il va réveiller les consciences. Ce film réussit la gageure d’être politique tout en étant poétique …mais surtout humain. Le Titanic a repéché les hommes qui manquaient tant à Home ;-)
Certes la photo de ce film est aussi exceptionnelle ("graphique mais pas esthétisant" dit le co-réalisateur) mais elle n’est jamais une fin … au tableau idylique des beautés de notre monde, l’artiste vient y rajouter en contrepoint le son du réel, les conséquences désastreuses de nos excès et la souffrance induite des hommes.
Le film est riche de ses nombreux thèmes abordés : l’alimentation, la mondialisation, la voiture, la pauvreté, l’uniformisation culturelle, l’énergie, la société de consommation, … Que dire en voyant les images de ces personnes dormant dehors dans le froid de la nuit attendant ... pour être les premiers à devenir les possesseurs de l’IPhone 3G ?... que j’ai eu envie de pleurer en réalisant à quel point le modèle imposé à mes enfants était celui du "posséder pour exister".
La grandeur du propos est qu’aux problèmes soulevés il n’est pas proposé ici de solution "technique". La réponse est bien dans nos têtes, il nous faut repenser notre civilisation et le système et tant que nous n’aurons pas fait ce chemin, toute la peinture verte du monde ne suffira à rien si ce n’est à cacher notre impasse. "L'homme est grand sous la contrainte, immense quand il est humble."
J’en suis convaincu depuis déjà un certain temps, Mr Hulot est un décroissant** ! Il est dans ce cheminement intellectuel. C’est bien de sa bouche qu’on entend ces mots : «notre système économique est le problème», «peut-on prospérer sans croître», «décroissance sélective» ou encore «la sobriété heureuse» chère à Pierre Rabhi.
"Je ne suis pas né écologiste....." dit-il plein d’humilité. Il assume "se désintoxiquer" petit à petit de cette "utopie matérialiste". Moi aussi, je me soigne !
* au cinéma le 7 octobre prochain
** lire le passionnant Petit traité de la décroissance sereine de Serge Latouche
nb : tous les propos entre parenthèses sont des citations du film
21 septembre 2009
Mieux que George Clooney, JJ votre "Doc du Dimanche" sur France 5
Rediffusion : jeudi 01 Octobre à 16h30 et lundi 05 Octobre à 10h15.
15 septembre 2009
JJ fait salon

J'aurai le plaisir d'animer la conférence intitulée "Le greenwashing, qu’est ce que c’est ? " le vendredi 25 septembre à l'occasion de la première édition du Salon Planète Mode d'Emploi . Avec Anne Chanon (ARPP), Benjamin Enault (Utopies) et Hugues Carlier (Des Enjeux & des Hommes). Salle Ushuaïa Bio 15:30 - 16:45.
24 août 2009
Bouthan-train
Qui n’a pas un jour écouté Patrick Viveret ne connaît pas son Bonheur Intérieur Brut, mesure du niveau de bonheur des habitants du royaume du Bhoutan.Quand* on demande au conseiller à la Cour des Comptes et auteur du rapport Reconsidérer la Richesse quels sont les indicateurs de bien-être qui pourraient se substituer au PIB, qui définitivement ne mesure qu’une richesse accumulatrice de biens, ce dernier vous en propose deux : le rire et le sourire.
Alors, vive le jour où on ira au DAB (Droit Au Bonheur) tirer 100 rires et 10 sourires, et le jour où on ira faire le plein de sens et non d’essence.
Que cette réponse puisse inspirer la commission Stiglitz qui peine à proposer un indicateur alternatif et qui n'a pour l'heure accouchée que d'une souris(-moi) de pré-rapport très controversé.
* Assises Nationales du Développement Durable – Sept 2008 à Lyon
13 août 2009
De la bonne beuh !
Révolutionnaire ! On vient de découvrir que les vaches pouvaient se nourrir …. d’herbe.Ces derniéres années le documentaire a repris ses lettres de noblesse et se permet même d’être diffusé dans les salles obscures. La thématique environnementale inspire : si Home et Une vérité qui dérange sont les navires amiraux de cette armada de la pédagogie cinématographique, on trouve à leurs côtés une flotille nombreuse tout aussi intéressante comme Le Cauchemar de Darwin, We Feed the world, Nos enfants nous accuseront, la 11ème Heure, Nous resterons sur Terre, ... jusqu’à dernièrement un film beaucoup moins médiatisé et simplement baptisé Herbe (disponible le 8 septembre en DVD).
N’attendez pas de cet opus une ode à la ganja mais bien une déclaration d’amour à l’herbe et au trèfle qui poussent dans le pâturage. Incroyable, cette drogue douce est capable de remplacer soja importé et maïs fourrage subventionné ! Ce road-movie paysan présente deux exploitations laitières menées pour l'une en agriculture autonome et durable "à l'herbe" et pour l'autre en production industrielle et productiviste. L’un des temps fort du documentaire tient dans le récit d'un agriculteur expliquant qu’il n’a pas dormi de la nuit après avoir appris qu’un de ses collègues, qui ne donne à manger que de l’herbe à ses vaches, gagnait quatre fois plus que lui tout en produisant deux fois moins. On retiendra aussi de ces images celles de la sérennité de l'un et le stress du rendement et de la rentabilité de l'autre ...
A l’heure de la surproduction laitière, de la crise de cette filière et à la veille de la réforme de la Politique Agricole Commune, les responsables gouvernementaux et syndicaux seraient bien avisés de visionner ces témoignages qui démontrent qu’on peut produire autrement jusqu’à parfois produire moins pour vivre mieux.
12 juillet 2009
J’ai enfin OSE !
Oser est un bien grand mot car en fait je piaffais d’impatience. Mais il s’agit bien d’OSEr car si je faisais la promotion de cette action de solidarité écologique, c’est que je connaissais déjà et appréciais, sur le papier, la démarche de l’association OSE (Organe de Sauvetage Écologique) et de son Président Edouard Feinstein.
C’est donc sur les berges de la Marne … que nous nous retrouvâmes ce matin plein d’entrain devant … une décharge sauvage les pieds dans l’eau : sur 100 mètres dans un no man’s land sous une pile d’autoroute sont déversés régulièrement par de sympathiques citoyens des encombrants, des gravas, des déchets verts, des détritus divers et variés...
Après avoir revêtu cuissardes et gants, c’est de l’huile de coude qu’il nous fallut pour remplir 2 bennes que l’association avait fait installer."Qu’est-ce qu’on a changé comme moquette dans la région ces temps derniers" me suis-je dit en sortant de la rivière des mètres et des mètres de ce revêtement de sol. Dans les perles du jour récupérées on notera un coffre-fort, une valise à roulettes, divers fûts métalliques, un canapé sans oublier un soutien-gorge qui a détendu l’atmosphère à l’image de l'exubérance des Roms qui formaient la moitié du contingent des volontaires du jour.
Même si la matinée n’a pas totalement permis de venir à bout du volume important, cette berge est aujourd’hui moins polluée. Mais pour que cette action citoyenne ne soit pas un tonneau des Danaïdes il faudra que chacun prenne enfin ses responsabilités : pour éviter les dépôts sauvages l’accès à cette berge doit être condamné, la déchetterie située à deux pas doit se donner de larges horaires d'ouverture (y compris l’hiver) et accueillir aussi (ici ou dans un autre lieu) les déchets des professionnels qui eux-mêmes doivent apprendre à payer le coût de leur évacuation plutôt que de le faire supporter à la société.
Qui a OSE, OSEra !
06 juillet 2009
Cachez ce saucisson que je ne saurais voir...
Le chant des cigales qui berçait ma sieste estivale avait petit à petit été remplacé par le vrombissement d’un aéronef qui faisait flotter dans le ciel de Provence … un saucisson !Aux lendemains des moult Grenelles et à la veille de la conférence de Copenhague on est en droit de s’interroger sur l’incongruosité de ce type de média publicitaire.
Tout d’abord bien évidemment parcequ’il dilapide des ressources fossiles à l’usage exclusif de la mobilité d’un stimuli commercial. Mais au-delà de ces impacts environnementaux évidents l’intrusivité de cet affichage pose question. De quel droit Cochonou vient-il troubler mes songes d’une après-midi d’été à un endroit que j’ai spécifiquement choisi pour avoir comme horizon l’infini de l’azur ?
Pendant les vacances, la cible publicitaire a l’outrecuidance de se soustraire à la couverture média habituelle. Mais c’est sans compter sur les stratèges de la propagande consumériste qui lancent la chasse et programment alors un bombardement de la plage où se sont retranchés ses prospects. Le célèbre «Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira a toi !» est ainsi à nouveau d’actualité !
On peut comprendre pourquoi à la «liberté d’expression» d’aucuns opposent aujourd’hui la «liberté de réception» d’un message publicitaire auquel on ne peut se soustraire …
06 mai 2009
Famous Humus
Ca fait beaucoup sou-rire ma femme de savoir que je suis médiatisé pour mon initative de compost collectif parisien. J'ai quand même l'impression d'avoir plus réussi ma vie en ayant installé à 44 ans ces 5 bacs à compost que si j'avais enfin acquis une Rolex à 50 !
Ainsi donc à découvrir dans le numéro 45 de mai 2009 de la revue Consom'action des biocoops un joli portrait écrit par sa rédactrice en chef Pascale Solana ainsi qu'un article de Jeanne Beutter (Reporters d'Espoirs) à paraître dans le numéro 373 de Fémina Hebdo en supplément du JDD du 7 juin 2009.
Fort de cette expérience bénévole et de celle de mon activité professionelle de consultant-formateur en développement durable, j'ai décidé de compléter mon offre de services en proposant dorénavant aux collectivités, bailleurs et syndics, une "prestation" d'accompagnement de mise en place de cette gestion locale de traitement des déchets organiques. C'est ma CompoSt'ory ! Plus d'infos ici.