27 juillet 2015

Un Beau Wwoof à Belle-Ile

Il y a 5 ans je faisais mon premier wwoofing sur l’ïle de Bréhat. C’est à Belle-Ile en mer que je débarque cette année pour une semaine au Rucher de l’Abeille Noire chez Quentin, Maggy et leurs trois enfants Armand, Jasmine et Titouan. Quentin était animateur jeunesse sur l’île depuis une dizaine d’années quand un vieil apiculteur amateur l’a initié et lui a transmis le virus de ce métier. Après un temps de pratique amateur, lui qui avait déjà un BPREA agricole a suivi un cursus complémentaire « apiculture » par correspondance et s’est installé comme apiculteur professionnel il y a 2 ans maintenant. Quentin a aujourd’hui sur l’île 150 ruches qu’il conduit en bio. 
C’est dans sa miellerie que nous faisons connaissance mais rapidement car Quentin propose aux touristes un atelier apiculture l’été et l’animation du jour va commencer. Je dis animation car on sent que son ancien métier le sert. Il accueille ses hôtes dans une clairière pour un exposé théorique sur les abeilles devant un rideau rouge comme au théâtre. Après une dégustation de miel, de pollen et de propolis, il propose aux invités d’enfiler une tenue d’apiculteur pour pénétrer dans le rucher. Une ruche est alors ouverte. Les visiteurs en ont plein les mirettes, ils ont pu voir quelques unes des 50 000 locataires de la colonie, Mme la reine et même une abeille naître en direct devant leurs yeux.
Fin de la visite dans la miellerie où les enfants fabriquent une bougie et les parents font leur emplettes des différents productions de Quentin (hydromel, bougies, pollen, propolis, ….) mais les clients du jour ne pourront malheureusement pas repartir avec du miel car Quentin n’en a plus en stock depuis déjà quelques mois et il faudra attendre la récolte du mois d’aout pour pouvoir à nouveau acheter le miel de ses ruchers. Ils pourront se consoler avec une autre production de la maison : des infusions qui sont préparées à partir de cueillettes sauvages ou de cultures locales. 
La fin de la journée se passe dans la convivialité car famille et amis passent à la miellerie. Et il est temps pour moi de m’installer dans ma petite caravane.
Jour 2 : Une journée placée sous le signe de la menthe que le matin nous irons cueillir dans un champs cultivé à dessein et l’après-midi trier (enlever les tiges et les feuilles abimées) pour les mettre au séchoir dans l’obscurité. Sans oublier la vidange des poubelles des toilettes sèches dans le composteur adhoc …. Le soir je sors de la quiétude de cette première journée pour plonger dans la marée humaine des touristes de l’ïle pour assister au feu d’artifice du Palais tiré de la fameuse citadelle. 
Jour 3 : Aujourd’hui nous allons parcourir la plupart des ruchers de Quentin. Une visite de chaque ruche et en fonction de la situation nous poserons une hausse supplémentaire, nourrirons les jeunes colonies, répartirons les abeilles de colonies orphelines. L’abeille noire de Belle Ile est bien plus paisible que la parisienne ! Un arrêté interdit d’importer des colonies du continent ce qui permet à l’abeille noire de Belle Ile de conserver sa rusticité et la pureté de la race. En fin de journée je vais farnienter sur la jolie petite plage de Port Guen située à deux pas.
Jour 4 : Nous terminons la visite des ruchers puis direction le laboratoire pour une mise en flacons de teinture de propolis qui est une autre production du rucher. La propolis a notamment des qualités antimicrobiennes et antifongiques. Quentin ayant programmé trois visites du rucher aujourd’hui je profite de cette après-midi ensoleillée pour découvrir quelques autres plages de l’île … et ses nombreuses montées et descentes que je parcours en vélo. 
Jour 5 : C’est dans les vapeurs d’hydromel en cours de fermentation que je passe la matinée à soutirer le divin breuvage et à rajouter la « bentonite » pour le stabiliser. Et comme Jiji aime les sucettes il en mettra également en sachet ce matin là pour terminer par la préparation de cadres spécifiques pour récolter du miel en rayons. L’après-midi sera consacrée à l’aménagement de la miellerie car demain soir Maggy y fêtera son anniversaire : rangement, installation d’une sono et d’éclairages.
Jour 6 : Après un petit tour au Coin des Producteurs où Quentin officie ce matin je fais un peu de tourisme local le matin (comice agricole, ressourcerie, marché) et l’après-midi nous finalisons la préparation de la fiesta du soir. Une cinquantaine d’invités, une multitude de plats amenés par les et les autres et de la danse jusqu’au bout de la nuit…
Jour 7 : Dimanche c’est le repos du … wwoofer 
Jour 8 : Après avoir accueillie Laure la wwoofeuse qui va prendre ma suite, nous retournons dans le champs d’aromatiques pour désherber, cueillir le reste de menthe puis rabattre les plants. Et la trier comme en début de semaine. A nouveau des amis passent et c’est l’occasion de déboucher une bouteille d’hydromel en une sorte de pot d’adieu, sûrement plutôt d’au revoir car j’ai déjà envie de revenir sur l’île avec mes enfants peut-être même cet été. Pendant que je fais mon sac je ne peux que me féliciter de cette semaine de wwoofing riche en apprentissages mais également en rencontres. Quentin et sa famille ont été adorables et on a vraiment passé de très bons moments ensemble.
Plus d’infos sur le rucher de l’abeille noire : lerucherdelabeillenoire.com
Le WWOOFing consiste à travailler bénévolement (une trentaine d'heures par semaine) dans une exploitation agricole en échange du gîte et du couvert.